A la suite d’infiltrations d’eau importantes suite à un cyclone, la toile peinte de l’abside avait été fortement endommagée. Elle fut déposée, roulée et entreposée durant quelques années par la commune de Saint-Benoît. Le projet a consisté à restaurer le clos et couvert du chevet, l’intérieur de l’abside, à restaurer la toile peinte et à la reposer. L’enduit des façades extérieures fut entièrement piqué et refait à la chaux avec l’application d’une peinture minérale. La coupole a reçu une couverture en cuivre, le lanterneau en pavés de verre a été restauré. Les enduits intérieurs de l’abside ont été entièrement refaits à la chaux. Un badigeon gris a été appliqué sur les bandeaux et corniches. la toile peinte, une fois restaurée a été remis en place avec un système d’aimants et de cadres bois fixés sur la maçonnerie. Une lame d’air permet la ventilation de la toile.
Au début du XXe siècle, la toile peinte avait été peinte directement sur la toile de lin sur une couche de céruse. Elle présentait des détériorations importantes. Sa restauration s’est appuyée sur un constat d’état et réalisée selon un protocole stricte. Un atelier proche de l’église fut créé, la toile fut déroulée et posée sur un cadre aspirant, afin d’être renforcée et décontaminée (plomb dans la céruse). Une fois ces opérations laborieuses réalisées, la toile fut remise en place dans l’abside et la restauration à proprement parler put commencer. Les lacunes trop importantes furent traitées selon le procédé pictural du tratteggio.
L’église Saint-Benoît, à Saint-Benoît, est une église catholique de l’île de La Réunion, département d’outre-mer français dans le sud-ouest de l’océan Indien. Située sur le territoire de la commune de Saint-Benoît, elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques le puis, à la suite d’un nouvel arrêté annulant le précédent, le . Cette protection comprend les peintures du chœur, la fontaine et le beffroi, avec le sol. L’apparence de l’église actuelle est directement liée à sa restauration des années 60 (date des vitraux) où les boiseries et surtout les enduits ont été enlevés montrant le moellon de basalte à nu, lui donnant un aspect « brut »‘. La charpente, initialement en bois a également été refaite pendant cette campagne de travaux avec une couverture en tôle blanche. Les colonnes de façades ont également été dénudées. L’église aujourd’hui n’est pas en bon état. Une première tranche de tranche de travaux a donc porté sur le chevet et la toile peinte, alors en péril.
Style: néoclassique Chronologie: 1840: 1ère pierre / 1852: consécration / 1860: cloches (Guillaume Bresson, fondeur à Angers) / 1963: Vitraux / 2022-2025: restauration du chevet et de la toile peinte (scènes de la vie de Saint-Benoît) Construction: moellons de basalte enduit à la chaux, pierre de taille de basalte, charpente métal, couverture tôles, voûte lambrissée, vitraux modernes. Toile peinte: abbé François Moirod (1862-1920), huile sur toile,1905. La toile peinte est peinte en France, puis mise en place dans l’église de Saint-Benoît en 1906. L’abbé François Moirod, originaire du Jura, se spécialise dans la peinture religieuse et décore plusieurs église dont à la Réunion, l’église Saint-Benoît et la cathédrale à Saint-Denis.
Localisation: Eglise de Saint-Benoît, Saint-Benoît – Réunion
Programme: Restauration du chevet, restauration de la toile peinte
Maîtrise d’ouvrage: commune de Saint-Benoît
Maîtrise d’oeuvre: L’Atelier architectes | Stéphane Barbotin Larrieu, architecte du patrimoine associé | CEROI-Nerea – constat d’état toile peinte | Atelier de restauration SMBR, Cécile Barreaux restauratrice
Surface: –
Coût: 0,5 M€ Crédits photographiques: AABL