La salle de réunion de l’Hôtel de la Préfecture de la Réunion se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment construit au XVIIIe siècle et modifié au XIXe et XXe siècle dans les années 50-60. La salle de réunion a alors été pourvue d’un décor en lambris en bois tropical. Le sol présente un damier de marbre blanc et noir. La salle donne côté façade principale sur une galerie de liaison et côté arrière sur des jardins.
Le projet a consisté à « éclaircir » la salle, en repeignant les boiseries en deux tons, à créer une table de réunion intégrant les capacités contemporaine en matière de communication, et à prévoir un nouvel éclairage artificiel. Le damier de marbre du sol a été rénové.
Durant la Révolution française, le bâtiment n’est guère entretenu. De nouveau, au début du XIXe siècle, d’importants travaux sont nécessaires pour le remettre en état. Cette tâche est confiée en 1822 à l’ingénieur Jean-François Gaudin qui bouleverse la physionomie de l’édifice : construction d’un avant corps dominé par un dôme terminé par un belvédère, modification du profil des toitures dont le profil est dorénavant « à la française « et renforcement des varangues par des piliers de style néoclassique. Au début des années 1830, la vieille Loge de Mahé de La Bourdonnais présente l’aspect d’un bâtiment officiel flambant neuf, dont le jardin est agrandi vers la mer en 1841.
Durant la seconde moitié du XIXème siècle, peu de modifications importantes sont apportées à l’édifice. En 1948, la propriété du monument est attribuée au tout jeune département de La Réunion qui le laisse à la disposition des préfets. Dès 1951, le préfet Béchoff demande à l’architecte départemental Jean Hébrard la modernisation de l’édifice, à l’origine de la physionomie actuelle du bâtiment : suppression du dôme et du belvédère au-dessus du fronton, création le long de la façade sud d’une galerie de style néoclassique afin de magnifier cette partie de l’édifice. Les travaux de restauration sont progressivement menés durant les années 1950-1960 et terminés vers 1970, année durant laquelle il devient le premier édifice classé monument historique de La Réunion.
(notice: Bernard Leveneur).